# Posté le samedi 23 février 2008 10:44

En France, ce sont les chevaux de trait et les trotteurs qui payent le plus lourd tribut à cette consommation traditionnaliste.

88% des chevaux lourds, toutes races confondues, sont destinés à la boucherie et un poulain sur quatre naissant en France est issu d'un cheval lourd et partira "au couteau" avant d'avoir atteint ses 18 mois. Ce sont donc de très jeunes chevaux qui sont envoyés dans les couloirs de la mort pour y être mis en pièce et vendu à l'étalage.


Autre source d'approvisionnement, celle des chevaux dits « de réforme ». C'est-à-dire, la plupart du temps, des chevaux de course (majoritairement les trotteurs) blessés ou ne réalisant pas les temps pour avoir la « chance » d'aller courir sur de grands hippodromes tels que celui de Vincennes.

En effet, tous les trotteurs naissant en France ne sont pas destinés à devenir de grands champions. Lorsqu'ils arrivent chez un entraîneur et que ce dernier décide que le cheval n'est pas assez performant, le cheval doit prendre « une filière de recyclage ». Si certains de ces trotteurs sont rachetés par des centres équestres ou bien des particuliers, bon nombre d'entre eux feront partie des chargements hebdomadaires quittant le centre d'entraînement pour l'abattoir.

Deux chiffres prouvent toute l'ampleur de ce carnage : 80% des chevaux abattus en France sont des trotteurs âgés de moins de 10 ans, 20 % sont des poulains de moins de 2 ans. Au-delà de cet approvisionnement local, la France importe également des chevaux vivants qui viennent notamment des pays de l'Est. Ces animaux, transportés des heures durant sans nourriture ni eau, arrivent généralement dans un état déplorable lorsqu'ils ne sont pas morts, piétinés par leurs congénères. Des carcasses entières venant en partie du continent américain passent également nos frontières.
La plupart des viandes issues de ces provenances variées sont majoritairement destinée à la grande distribution.

# Posté le samedi 23 février 2008 10:47

A méditer. *

A méditer. *

L'hippophagie est le fait de faire de Mr cheval un steak.
C'est certain, beaucoup d'animaux sont en route pour l'abattoir.
A mon avis, pendant que vous lisez ceci, il y a bien une dizaine de camions en route
pour cette tuerie.
Le camion, l'extérieur ...
...Le cheval, l'intérieur.

Ils bourrent le camion de chevaux (les marchands), sans protections.
A quoi bon ? Le cheval va quand même mourir !
Quelques-uns s'en sorte avec une jambe cassée, et les plus chanceux avec une foulure à la croupe.
Les chevaux à l'intérieur s'écrasent, pendant des heures,
dans un camion où il fait chaud,
sans eau, ni nourriture.

Une fois arrivé, on les obligent à marcher jusqu'a cet endroit, jambe cassée ou pas,
bousculé par la chambrière ou par la cravache.

Vous avez sûrement lu, dans les journaux,
un abattoir maltraitant les animaux ?
Ils ne sont pas les seuls à le faire.
Ces gens sont ceux qui ont un malin plaisir à faire mourir un animal vidé de son sang.

Et on en ferait un drame parce qu'un de ceux-ci meurt
par un crime vidé de son sang ?
S'il n'a pas médité la leçon une fois en prison,
franchement, c'est méchant, mais tant mieux.

Un animal est un être vivant, comme vous et moi.
Il ne mérite pas plus que nous de mourir.
L'animal vous a shooté ?
Soit vous l'avez cherché,
Soit il a eu un passé immonde,
ou bien même qu'il a eu le pressentiment qu'il fallait
se défendre, ceci est dû à son instinct naturel.

Le cheval est une proie,
il ne va pas vous sauter dessus pour vous faire du mal.

Ce message, n'est pas pour punir, les bouchers ou autres,
je comprends bien que beaucoup aiment la viande car l'homme est omnivore.

Il s'adresse surtout aux propriétaires.
La boucherie n'est pas un moyen efficace.
Le cheval vous a aidé,
et il risque de se trouver sur le marché aux chevaux.

A méditer sérieusement ...

# Posté le samedi 23 février 2008 10:51



Il y a la rectitude politique. Le cochon c'est un porc, la vache du steak, la CHAIR ANIMALE de la viande. On n'oserait jamais demander: «Et votre cadavre, vous le voulez comment, saignant?» Au magasin, l'allée des cadavres dégage une odeur pestilentielle, bien différente du comptoir des fruits et des légumes.

Les carnivores font de la dénégation, une barrière mentale les séparant des animaux morts dans leur assiette. La viande disparue sous la sauce, ce n'est pas un animal qu'on mange mais un morceau vaguement apparenté au monde des bêtes. Pas le monde des chats et des chiens, ces adorables animaux de compagnie, mais celui des stupides poules ou des sales cochons cachés dans des centres d'élevages intensifs, loin des tables gastronomiques. Personne ne veut connaître l'existence des ABATTOIRS. Il est impossible d'y entrer et d'y filmer la mise à mort des animaux ( sauf, avec des caméras cachés ). Les propriétaires exercent une censure, un contrôle sur leurs sinistres bunkers. À d'autres la sale besogne, que le sang coule loin de nos yeux.


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# Posté le samedi 08 mars 2008 05:35

"D'un oeil, observer le monde extérieur, de l'autre regarder au fond de soi-même."

"D'un oeil, observer le monde extérieur, de l'autre regarder au fond de soi-même."


L'homme n'est pas d'emblée humain.
Il n'est que de l'observer dans ses oeuvres pour s'en convaincre.
Rendre humain l'homme ...voilà un rêve immense, non? Je ne suis pas la 1° à le poursuivre...Mais tous ont échoué.

Pourquoi? Mais tout simplement à cause du chaînon manquant à leur réflexion, les animaux. Les hommes dans une sorte d 'autisme ne voient qu'eux.


Fondant son espèce sur l'exploitation éhontée et inhumaine des autres vivants sensibles, l'homme s'est (à jamais?) séparé de son humanité.


L'homme est assez malin pour faire des tas de choses ingénieuses, mais hélas! trop idiot pour en prévoir les conséquences catastrophiques. Pourquoi? Parce que sa puissance technologique lui a donné la grosse tête. Un sentiment de toute-puissance qui débouche sur l'illusion d'avoir le droit de tout faire ne peut que déboucher sur d'une part, le traitement méprisant des vivants sensibles non classés hommes à nos yeux, et on sait que ce classement peut varier avec les idéologies, et en même temps sur la destruction de ce que, présomptueux, nous considérons comme notre enveloppe personnelle. Enveloppe qui --un comble --englobe les autres espèces de manière anthropo-égo-centrée, comme le choix du mot "environnement" le démontre.





"Auschwitz commence partout où quelqu'un regarde un abattoir et pense : ce ne sont que des animaux."

Theodor Adorno

http://www.dailymotion.com/video/x1mzxw_meetyourmeatfrench


Ici, il ne s'agit pas d'aimer ou pas les animaux mais de leur rendre leurs droits.

Soyons enfin des civilisés irréversibles, des êtres réellement humains non menés par le bout de notre "senti-ment"(Lacan) mais par l'éthique !
Il manque, pour cela, une lutte fondamentale celle pour la libération de
NOS ESCLAVES Les Bêtes.
http://www.dailymotion.com/video/x1mzxw_meetyourmeatfrench
Le 10 mai , jour de l'abolition de l'esclavage en France?
Mais qui dit que l'esclavage des bêtes ne vaut pas autant que celui des hommes, sa place aux poubelles de l'histoire ? Revendiquons cette abolition ce jour-là.

et n'oublions pas que le mal est bête, que le mal n'a pas de pouvoir de fascination, que le mal est le débile en chaque homme, un oeuf creux qui sonne creux. Et que les amateurs de mal, les banalisateurs de mal sont inintéressants mais très DANGEREUX.



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# Posté le samedi 08 mars 2008 05:41